A qui se confier lorsque personne ne peut comprendre ce que lon ressent ?
Je dois avouer, être une fois de plus dans limpasse. Je ne sais moi-même exprimer clairement quelle(s) pensée(s) est/sont mienne(s). Je voudrais tant trouve rune réponse à toutes ces questions qui me hantent, un remède à cette maladie, hélas incurable, que lon nomme la « pensée ».
Jai pourtant tenté plus dune fois de trouver des mots signifiant approximativement mon état, sans toutefois pouvoir les dire. Je ne ressens quune souffrance, peut-être éternelle.
Mais que puis-je faire si dans mon malheur, je nai pas cette présence, cette âme qui me comprendrait ?
Je ne peux me résoudre à supporter un tel fard, qui, de plus, me rend faible, non combatif, mort.
Tant de questions pour lesquelles il nexiste aucune réponse. Dès que lon exprime ce que lon éprouve, on doit non seulement sen justifier, mais aussi sen excuser, comme sil sagissait dune tare. Jai durant ma courte existence dans cette décharge dimmondices que lon qualifie dhumains, connu trop de torture mentale que le troupeau mimposait sans que je puisse vivre libre de mes actes et opinions.
Jai détruit pour survivre, jai obtenu la liberté que lon ma depuis ma naissance dissimulée.
Cependant, même libre je suis esclave de la morale animale (humaine) qui ne me permet pas de me faire comprendre, ni même entendre.
Jenfante ces mots car eux seuls, sont le moyen de laisser une trace de ma haine contre la race à laquelle jappartiens malgré moi.
Une fissure dans le mur quil faut (col)mater. Marginal, utopiste, idéaliste, mort, psychopathe, les qualificatifs pour me définir sont trop nombreux pour être inscrits.
Je préfère me donner la mort en restant grand et debout, plutôt que de devoir subir les lois de lempire des disciples de lintolérance (mes pairs).
Le trépas me semble être le seul exutoire envisageable, car hélas, aucune alternative nexiste pour me permettre de pallier cette douleur que je ressens en respirant.
Je men remets à lacte salvateur du seul dieu qui me soit réellement connu : mon esprit.
Jagonise, je rends mon ultime expiration, je gis sans vie et me décompose
LIBRE ET VIVANT.

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