Ma chère...,
Je t'écris aujourd'hui pour la toute dernière fois, ainsi tu n'auras plus à subir mes mots. J'ai pris cette liberté unilatéralement afin de ne plus souffrir de tes frasques. Nous nous étions promis de rester amis, dans les meilleures conditions possibles, mais hélas, il est pour moi non envisageable de te savoir avec un animal. Je sais que tu ne veux pas me faire endurer cela, pas plus que tu ne désires savoir si j'ai réussi à te trouver un ersatz, aussi j'estime logique de cesser là toute relation de quelque nature que ce soit. Comme tu me l'as dit, tu ne m'aimes plus et bien que tu tenais plus à moi, que moi à toi, l'abandon m'a été plus difficilement surmontable qu'il put te l'être.
De ce fait, je vais trancher de mon âme, ces souvenirs qui risquent de m'être fatals, surtout si je te sais en compagnie d'une immondice. Je t'avais dit que tu peux toujours compter sur moi en toute circonstance, mais ce n'est plus le cas et je te demande de m'excuser de ce parjure. Bien entendu, il est un unique cas où il t'est autorisé de me recontacter... à toi de savoir lequel!
Je sais que tu n'arrives pas à comprendre la motivation qui me pousse à t'écrire comme jamais je n'aurais pu l'imaginer, mais, égocentrique endurci, seul compte à mes yeux mon bonheur, bonheur que je n'aurais pas si ton souvenir me revient! Je reconnais que je n'ai pas été celui que tu attendais, que je ne me soucie que de ma propre personne, mais si je ne le faisais pas, je ne serais plus de ce monde! Je ne voulais pas en arriver à cette situation, mais mon amour propre m'impose ce choix. A présent, tu peux si cela te défoule, me haïr au point de vouloir ma mort, me détester au point de tenter quelque action contre moi, cela m'est égal!
Je t'avais parlé de guerre dans un couple, tu l'as compris. Ton attaque a été la rupture, ma défense sera la cessation de nos relations, et même si cela te fait mal, j'ai par ce coup renvoyé l'assaut plus fort encore qu'il ne m'est parvenu! Désormais, je ne serai plus une tare pour toi et tu ne seras plus mon malheur. Je me suis résigné à ne jamais être pardonné pour cet acte, mais il m'apporte moins de peine que nos disputes et ta volonté de devenir "mi pute, mi soumise" (c'est là une raillerie à ne pas prendre au premier degré).
J'achève là l'ultime lettre que tu recevras de ma part, et malgré nos divergences, je te souhaite tout de même d'être un jour heureuse comme tu l'auras rêvé.
Sans plus aucun mauvais sentiment...
L'homme qui fut ta perte.
"La rage est le secret de mon énergie." (traduit de l'Allemand)
Stephan Weidner
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